Une nouvelle étude précise 2 termes de l’équation de Drake

Après avoir fait tourner 8 mois sa simulation de formation de systèmes protoplanétaires, une équipe de Boulder (Colorado) vient de publier ses résultats dans Science : 1/3 des systèmes formés en simulation abriteraient des planètes recouvertes d’eau et situées dans la “zone habitable” de leur système.

Article initialement posté le 30 septembre 2006

L’article, intitulé Exotic Earths: Forming Habitable Worlds with Giant Planet Migration, rejoint une étude antérieure qui avançait des résultats très voisins. Elle donne une idée du produit “fp ne” (=1/3 donc) dans l’équation de Drake (Nc= N fp ne fl fi fc f). En sachant que N=10E11 si on se restreint à notre galaxie (si on ne prend pas en compte les civilisations de type 3 sur l’échelle de Kardashev (i.e. celles maîtrisant les voyages intergalactiques).

Il est également à à rapprocher d’une 3ème simulation (Science, 2004) de la formation de notre galaxie cette fois, explorant l’idée de Zone Galactique Habitable (ZGH, idée similaire à la Zone Habitable des systèmes planétaires) c.a.d. des zones de notre galaxie où se distribuent les étoiles de 2nde ou 3ème génération (éléments lourds/métallicité adéquats pour la vie, à l’abri des supernovae, etc). En somme, les étoiles aptes à abriter la vie sous les formes que nous lui connaissons : 75 % des étoiles de cette ZGH sont plus âgées que notre soleil, en moyenne de 1 milliard d’années, et jusqu’à plus de 2 milliards d’années.

Quant au terme fl, la fraction des planètes abritant effectivement la vie parmi celles habitables, beaucoup d’exobiologistes pensent ce terme proche de 1 : que ce soit par abiogenèse ou panspermie, la vie est apparue sur la terre dès qu’elle s’est refroidie et que le bombardement météoritique s’est ralenti.

Cela suggère des millions ou ces milliards de civilisations dans notre galaxie potentiellement en avance de millions ou de milliards d’années sur la notre. Reste à comprendre pourquoi nous n’en détectons aucune, notamment en fouillant le spectre Électro-Magnétique*, et à attendre les nouveaux instruments interférométriques (Darwin, Terrestrial Planet Finder notamment) qui seront mis en orbite pour traquer les exoplanètes telluriques de type Terre et y détecter des signes métaboliques de la vie.

* Sachant que le spectre EM n’est peut être pas utilisé très longtemps pour les communications, et quand bien même, les signaux GPS par exemple, signaux à étalement de spectre, sont indétectables par SETI sans la connaissance a priori des code pseudo-aléatoires qu’ils utilisent (leur niveau est bien en deçà du champs magnétique terrestre). De même une chaine de communication peut être ultra-directive (comme un LASER) et donc indétectable en dehors de la direction de communication.

Merci à Jeff pour cette info.

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